1983 – 2013
LE TOUR DU MONDE EN SAC À MAIN
Maroquinière-aventurière, j’ai toujours eu envie de sauter les barrières.
De l’utilitaire j’en ai fait mon affaire,
En se baladant autour de la terre des villes et des lumières,
Mon appareil en bandoulière, j’ai récolté à ma manière une histoire qui va vous plaire.
J’ai parcouru villes et horizons avec tant d’observation,
que j’en ai produit quelques nouvelles créations.
L’accessoire fait partie de mon histoire et à force d’en voir
et de sortir de nouvelles idées de mes tiroirs,
je les raconte en histoires.
Je peaufine chaque jour cette profession de prestige avec conviction
Et mes compositions viennent aussi de vos suggestions en union avec mes défis et ma passion.
Et, à travers ce pur plaisir, sans rougir je vous active vos désirs.
Le sac à main est notre jardin que l’on tient à la main.
Blotti tout contre nous, il nous suit partout.
Notre intime compagnon de vie donne à d’autres filles, souvent envie.
Car quand on le balade en promenade, c’est lui qui parade.
Ce que j’ai vu dans tout les coins du monde c’est qu’il se fond en union et prévu pour toutes les occasions.
Ici notre temps a alourdi les contraintes de la belle d’aujourd’hui:
La société s’est accélérée et nous a toutes impliquées.
En militante elle est devenue exigeante et son escarcelle de charmante est plutôt devenue sa maison ambulante.
Enfin, cet étrange objet qui ne nous quitte jamais, cache nos petits secrets,
Et reflète un mystère, dont les garçons longuement s’exaspèrent.
Si le sac est si cher c’est qu’il devient chère et chair,
Et le réaliser avec qualité est la sûreté pour sa perpétuité.
Encore que, ce n’est jamais par hasard qu’il semble rare normal ou bizarre,
Car le sac pratique n’a pas toujours son chic
Et même si c’est difficile on le troque de l’Utile pour le futile.
On adore à certaines heures le ranger pour d’autres saveurs en couleur.
Quand on le trouve beau, et qu’on le caresse à travers notre sensualité à fleur de peau,
Dès l’Adolescence insolente, il devient son premier complice de ses caprices.
Quand il s’use, il flétrit, il s’affaiblit, mais s’embellit de souvenirs peut être à en rougir mais,
Il faut le croire, cet accessoire est mon miroir un compagnon
qui nous accompagne jusqu’au dernier soir.